Face à
l'extension des obligations pesant sur les ASBL suite à la loi du 2 mai 2002,
on peut imaginer qu'un certain nombre d'associations existantes préféreront se
dissoudre plutôt que de s'adapter pour rencontrer les nouvelles exigences
légales. Comment procéder en pratique?
La décision de dissolution
La loi prévoit
qu'une délibération de l'assemblée générale est nécessaire pour la dissolution
de l'association (art. 4, 6°).
Cette délibération doit avoir lieu dans les mêmes conditions que celles exigées
pour une modification des buts de l'association (art. 20).
Il faudra
donc:
-
que la proposition de dissolution soit
explicitement indiquée dans la convocation;
-
que deux tiers au moins des membres soient
présents ou représentés (il peut être passé outre à cette condition lors d'une
seconde réunion qui ne peut être tenue moins de quinze jours après la première
réunion);
-
que la dissolution soit votée par quatre
cinquièmes des voix des membres présents ou représentés.
La liquidation
La loi précise
que la liquidation s'opère par les soins d'un ou plusieurs liquidateurs, qui
exercent leurs fonctions en vertu soit des statuts (lorsque ceux-ci les ont
désignés), soit d'une résolution de l'assemblée générale (cas le plus
fréquent), soit d'une décision de justice (art. 22). A ce niveau, l'assemblée
générale statue à la majorité ordinaire sur la nomination des liquidateurs.
La liquidation
est une tâche complexe et délicate. Il s'agit non seulement de réaliser les
actifs au mieux, mais aussi de payer les créanciers dans l'ordre de leurs
privilèges, et en respectant la stricte égalité de tous les créanciers de même
rang. On choisira donc souvent un spécialiste (avocat, notaire, reviseur d'entreprises, expert-comptable...). Notons qu'il
est toutefois possible de nommer une personne morale comme liquidateur.
Différentes
publications ont lieu dans le cadre de la liquidation (voir l'art. 23). Dans
tous les documents émanant d'une association dissoute, il est indispensable de
mentionner "ASBL en liquidation". A défaut, le liquidateur pourrait
être déclaré personnellement responsable de tout ou partie des engagements pris
par l'association (art. 23, al. 4).
La clôture de liquidation
Quand les
liquidateurs ont terminé leur travail, c'est-à-dire qu'ils ont réalisé les
actifs et payé les passifs de tiers, ils font rapport à l'assemblée générale.
La loi ne prévoit pas explicitement la tenue d'une telle réunion, mais elle
paraît indispensable en pratique, ne fût-ce que pour permettre aux liquidateurs
de rendre compte de leur gestion et d'obtenir la décharge (Ph. 't Kint, Les associations sans
but lucratif, Larcier, 1999, p. 191).
Il convient
d'attirer spécialement l'attention sur le fait qu'il ne peut être procédé à
l'affectation du solde de liquidation qu'après l'acquittement du passif (art.
24).
L'affectation
de ce solde découlera des statuts, ou, à défaut, d'une décision de l'assemblée
générale, voire des liquidateurs (voyez l'article 19).
Certes, la loi
exige que les statuts mentionnent "la destination du patrimoine de
l'association en cas de dissolution, lequel doit être affecté à une fin
désintéressée" (art. 2, 9).
Mais les statuts peuvent avoir été rédigés en termes relativement généraux, en
ne désignant pas un bénéficiaire bien identifié, ou celui-ci peut,
lui-même, entre-temps, avoir été dissous. Il faudra alors que l'assemblée
générale clarifie les choses.
Mais
l'assemblée générale elle-même peut se trouver dans l'incapacité de régler la
question, par exemple parce que ses membres auraient disparu. Dans ce cas,
"les liquidateurs donneront à l'actif une affectation qui se rapprochera
autant que possible du but en vue duquel l'association a été constituée"
(art. 19, al. 2).
Précisons
encore qu'on peut imaginer qu'au lieu de procéder à une liquidation classique,
une association fasse l'apport de l'universalité de ses biens à une autre
association qui poursuivra l'objet et le but de la première. Cette opération,
qui n'est pas réglée explicitement par la loi de 1921, pourra le plus souvent
se faire à des conditions fiscalement avantageuses, soit un droit
d'enregistrement de 25 ou de 100 EUR, selon les Régions.
La publication
de la décision relative à l'affectation de l'actif d'une association dissoute
est importante. Sans préjudice à d'éventuelles actions en responsabilité contre
les liquidateurs en cas de comportement fautif de leur part, cette publication
fait courir une prescription de cinq ans à l'encontre des actions que les
créanciers pourraient être tentés d'intenter en vue de remettre en cause les
actes posés par les liquidateurs.
Prudence néanmoins
Il peut
paraître plus facile de liquider une association existante plutôt que de
l'adapter aux nouvelles exigences légales. Le cas échéant, il est parfaitement
possible de reprendre une activité similaire au sein d'une simple association
de fait.
Une certaine
prudence s'impose cependant, surtout lorsque l'association déploie une activité
économique substantielle. Car avec le véhicule juridique de l'ASBL, disparaîtra
le bénéfice de la responsabilité limitée des membres et des administrateurs qui
y est liée (voyez les articles 2bis et 14bis de la loi).
> Comment liquider une ASBL ?
20 décembre 2004, par Chris VEN, collaborateur de notaire en retraite et membre du ML
Veuillez m’excusé de vous écrire en néerlandais : Volgens de brochure van het Min. van Justitie omtrent de vzw’s mogen de statuten nog enkel vermelden dat het netto actief zal overgedragen worden aan een "belangeloos doel". De procédure om een vzw te vereffenen en het netto actief door te schuiven naar een vereniging "met een soortgelijk doel" lijkt mij dan ook niet comform de nieuwe wetgeving. Mogen in dit kader de statuten nog een "bevriende" vzw vermelden ? Met dank voor een eventueel antwoord.
> Comment liquider une ASBL ?
27 décembre 2004, par De redactie
Bij ons weten, heeft het veranderde woordgebruik in de wet geen ander doel dan de heersende stelling binnen de rechtsleer te bevestigen, te weten het verbod om de netto activa aan de leden toe te kennen. De netto activa diennen te worden aangewend voor een doel zonder winstoogmerk.
Voor de meerderheid van de vzw’s moet er niets veranderd worden in hun statuten, die dat meestal reeds voorzagen.
> Comment liquider une ASBL ?
13 avril 2005, par benoit@belimage.be
Bonjour,
Nous sommes une asbl qui a terminé ses activités effectives en 2003. Les comptes sont à zéro (donc plus de passif et actif) Nous sommes trois membres fondateurs (donc le minimum requis). Je crois que l’on peut nous désigner comme asbl "dormante". Nous voulons dissoudre l’asbl ce qui fut difficile car entre temps nous étions séparés physiquement et nous avons manqué de bonnes sources de conseils. Comment faire pour dissoudre l’ASBL de manière simple et / où trouver conseil pour remplir correctement les papiers ? Il me semble que si l’ASBL ne renvoie pas les preuves comptables pendants 3 années consécutives elle était plus ou moins automatiquement dissoute selon les textes de loi. Ne vaut-il pas mieux être automatiquement dissout ? risquons-nous une amende éventuellement ?
> Comment liquider une ASBL ?
27 mars 2011, par Jean de Crombrugghe
Bonjour. J’ai le même problème que dans l’exemple cité ci-dessus, sauf que maintenant nous sommes en 2011 ! ... Je dois également être en retard de plusieurs déclarations .... Que devons-nous faire pour liquider cette asbl, ou pour la remettre à des tiers ? Merci
> Comment liquider une ASBL ?
7 juin 2011, par nikitabis
Avez-vous recu une reponse a votre mail car etant dans la meme position que vous ca pourrait m’aider.
Merci.